La “fragilité” des seniors : prévenir pour bien vieillir

La fragilité des personnes âgées : prévenir pour bien vieillir

Les professionnels du vieillissement donnent plusieurs définitions de la fragilité. La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) a notamment mis en œuvre des travaux destinés à préciser cette définition. 

La précarité ou la fragilité s’exprime par un risque de déséquilibre allant vers une perte de maîtrise de la situation de vie.

En d’autres termes, la fragilité est un état qui affecte différentes tâches de la vie quotidienne et qui peut mener très facilement à la dépendance. En effet, la personne fragile devient rapidement vulnérable et éprouve des difficultés dans la confrontation aux tâches quotidiennes.

La fragilité affecte l’ensemble de la vie quotidienne dans la mesure où elle est multidimensionnelle. Elle concerne à la fois la mobilité (le fait de se déplacer), la déficience physique (la capacité du corps à être actif en tout domaine – la métabolisation de l’alimentation par exemple), les troubles sensoriels (vue, ouïe, goût, odorat…), les troubles cognitifs (mémoire, orientation, concentration…). On estime qu’une personne est fragile si deux fonctions sur les quatre sont touchées.

Cependant, lorsque la fragilité apparaît, ce sont principalement la mobilité et la déficience physique qui sont concernées. Les troubles sensoriels et cognitifs interviennent plus faiblement dans l’évaluation des personnes dites « fragiles ».

La fragilité n’est toutefois pas nécessairement liée à la dépendance. Une étude menée par la CNAV indique qu’un quart des personnes de 75 ans et plus des GIR 6 et deux tiers des GIR 5 sont fragiles.

En revanche, la fragilité peut mener très rapidement vers une situation de dépendance. C’est pourquoi il est nécessaire d’être attentif au quotidien à tous les indicateurs de fragilité. Il s’agit d’intervenir le plus tôt possible lorsque des symptômes de fragilité apparaissent afin de diminuer le risque d’entrée en dépendance.

On suivra l’adage « Mieux vaut prévenir que guérir »… Tout d’abord, il est indispensable de conserver une pratique d’activité physique régulière (l’Organisation Mondiale de la Santé préconise au moins 30 minutes de marche par jour). Ensuite il s’agit d’être attentif aux questions médicales et bénéficier d’un suivi régulier. De même, il faut utiliser scrupuleusement les outils de correction nécessaires (lunettes, prothèses auditives…). On pourra aussi pratiquer des exercices ou des jeux pour stimuler la mémoire. Enfin, la préservation du lien social est fondamentale.

Pratiquer une activité physique, être attentif et sortir de chez soi… Il est si facile de bien vieillir !

Référence : Journée National de l’Action Sociale Retraite 2011

Article rédigé par Siel Bleu

Siel Bleu est un groupe associatif créé en 1997. Il utilise l’Activité Physique Adaptée avec pour objectifs la prévention santé et le bien‐être des individus. Siel Bleu œuvre pour favoriser un maintien à domicile réussi et permettre à tous ceux qui le souhaitent de rester dans leur domicile le plus longtemps possible dans les meilleures conditions possibles.
Aujourd’hui, Siel Bleu a une présence nationale et compte 270 intervenants issus de la formation universitaire Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS – Fac des Sports) qui accompagnent 70 000 bénéficiaires. L’un des grands principes régissant les activités du Groupe Associatif est l’accessibilité financière de tous aux activités.

Pour plus d’informations : www.sielbleu.org

 

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