Vivre après un AVC

Vivre après un AVC : séquelles, récupération et soins

La vie après un AVC

L’accident vasculaire cérébral (AVC) fait partie des maladies ayant un fort impact sur la vie future de la personne concernée. En effet, il entraine malheureusement dans la plupart des cas des séquelles physiques et mentales importantes qui peuvent constituer par la suite un véritable handicap pour la personne atteinte. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre des précautions particulières lorsque l’on présente un ou plusieurs  facteurs à risque. 

Quelles sont les séquelles d’un AVC ?

Vivre après un av : quelles séquelles ?Les séquelles sont nombreuses. Elles entrainent le plus souvent un déficit moteur. Mais les personnes victimes d’attaques cérébrales subissent aussi bien souvent des séquelles au niveau des fonctions cognitives. Elles présentent des difficultés à s’exprimer, des pertes de la mémoire, de la notion du temps et de l’espace tout comme de la compréhension. Ces altérations peuvent être très handicapantes pour la personne, comme pour l’entourage de celle-ci, perturbant ainsi gravement la communication entre eux.

Des séquelles corporelles sont souvent à noter, notamment au niveau des mains. Une personne ayant subi une attaque cérébrale peut se retrouver avec des difficultés à ouvrir les mains ou à effectuer des mouvements dissociés avec les doigts.

Il faut savoir que 4 personnes sur 5 réussissent à remarcher après un AVC – que ce soit avec l’aide d’une canne ou non – et conservent leur autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Une personne sur 5 ne récupère pas l’usage de ses jambes et doit utiliser un fauteuil roulant.

Il est également très courant chez une personne victime d’accident vasculaire cérébral de subir une dépression, des angoisses ou de la tristesse. Cela est tout à fait normal car les séquelles d’un AVC ne sont pas moindres, réapprendre à vivre en ayant perdu une partie de ses capacités physiques, motrices ou psychiques est un pas difficile qui nécessite un certain temps d’adaptation.

Comment récupérer après un AVC ?

Il est très important de mettre en place des séances de rééducation très tôt chez les personnes atteintes d’attaques cérébrales. Plus la rééducation commence tôt, plus les risques de séquelles sont diminués. Cependant, plusieurs facteurs entrent en compte notamment  l’intensité de l’attaque, le temps de prise en charge, etc. Et c’est le médecin qui déterminera le bon moment pour commencer les séances.

Pour atténuer les différentes séquelles d’un AVC au niveau des fonctions cognitives et motrices, plusieurs opportunités apparaissent :

- Les centres de rééducation : ils permettent aux 20% des malades qui ne peuvent pas regagner leur domicile après l’hospitalisation d’être encadrés et de commencer au plus tôt la rééducation. La prise en charge peut être partielle (la personne rentre chez elle le soir et se rend au centre la journée) ou entière (la personne réside au centre).

Kinésithérapie après un AVC- Kinésithérapie et Ergothérapie : une fois de retour chez soi, il est important de commencer à effectuer des séances de kinésithérapie et d’ergothérapie – qui permettront au patient de réintégrer progressivement les gestes de la vie quotidienne.

-  L’orthophonie : Elle intervient dans la rééducation des fonctions cognitives. L’orthophonie aide considérablement à diminuer les problèmes d’aphasie chez les personnes victimes d’AVC. L’aphasie représente une perte totale ou partielle de la capacité de communiquer. Elle est relativement courante après un AVC et touche environ 30% des personnes. L’orthophonie va donc permettre d’atténuer les séquelles d’un AVC. Elle permet des améliorations considérables car grâce à elle, le patient apprendra à communiquer différemment. Il est parfois également conseillé à l’entourage proche de suivre une formation avec un orthophoniste afin d’adapter, lui aussi, sa façon de communiquer au quotidien avec la personne. Effectuer des exercices de ce genre au quotidien permet à la personne de récupérer de façon considérable.  (Attention à ne pas systématiquement mettre la personne touchée en situation de passivité)

- L’aide psychologique : un soutien et une aide psychologique sont nécessaires aux suites d’un AVC. Il est important de ne pas s’isoler, de communiquer, de parler de ses problèmes. Il existe par exemples des groupes de paroles pour les personnes victimes d’AVC. Le soutien de l’entourage est également extrêmement important pour éviter que la personne ne se renferme sur elle-même. Des rendez-vous chez le psychologue sont également une possibilité à envisager comme une aide pour sortir de la phase dépressive post-AVC.

Prévenir un deuxième AVC ?

Il n’est pas rare, après avoir été sujet à un premier AVC, d’en vivre un second, c’est pourquoi il est très important de prendre soin de sa santé. Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez consulter l’article « Accident Vasculaire Cérébral : Détecter et prévenir » et notamment le paragraphe intitulé « Comment éviter un AVC ? ».

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Il y a 3 commentaires concernant “Vivre après un AVC

  1. ma femme de ménage conseille lecture, sudoku, mots fléchés, sortir beaucoup
    mais personne d’autre ne semble au courant

  2. Bonjour.

    Je me permets de vous envoyer ce mail pour avoir quelques renseignements.

    Je suis en dernière année de formation assistant ( e) social ( e).

    J’effectue mon stage en centre de réadaptation, celui-ci doit m’aider à rédiger mon travail de fin d’études.

    J’aimerai développer le sujet sur la prise en charge social des personnes victimes d’AVC.

    Avez vous la possibilité de me fournir quelques éléments à ce sujet ?

    Je vous en remercie par avance.

    Cordialement

    Juliette CANONNE

  3. Bonjour,

    Afin d’avoir de plus amples informations sur les AVC, nous vous proposons la lecture de ses différents articles, où vous y trouverez des réponses rédigées ou approuvées par des professionnels de santé.
    Bien vivre après un deuxième AVC
    AVC : les gestes de premiers secours
    AVC : prise en charge et rééducation
    Vivre après un AVC
    Accident vasculaire cérébral : comment détecter et prévenir ?

    Bonne continuation et à bientôt sur le blog !