Le glaucome : mieux le connaître pour mieux le combattre

Le glaucome : mieux le connaître pour mieux le combattre

Vous avez plus de 40 ans ? Vous faites partie des sujets à risques ou vous avez déjà constaté une réduction de votre champ de vision ? Pas une minute à perdre : une consultation s’impose ! Si un glaucome est diagnostiqué, vous pourrez éviter son évolution et des dommages plus graves. Découvrez nos conseils pratiques pour dépister le glaucome à temps. 

Le glaucome concerne plus d’un million de Français et 10% des seniors de plus de 70 ans. Pourtant, beaucoup n’ont pas conscience d’en être atteints, d’où l’importance d’un diagnostic précoce afin de mieux combattre cette maladie chronique de l’œil, première cause de cécité. Une prise en charge rapide permet de stopper le développement du glaucome et d’éviter des traitements plus lourds.

Mesurer la pression oculaire pour mieux prévenir le glaucome

Le glaucome apparaît suite à une dégradation du nerf optique provoquée par une élévation anormale de la pression oculaire, elle-même due à une mauvaise évacuation de l’humeur aqueuse (ce liquide présent en permanence dans l’œil et qui passe par un filtre situé à l’angle de l’iris et de la cornée). Le glaucome est donc une maladie dégénérative du nerf optique qui entraîne une perte progressive de la vue périphérique dans un premier temps, puis atteint progressivement le centre du champ de vision.

Un examen de contrôle régulier chez l’ophtalmologiste dès l’âge de 40 ans permet de dépister l’apparition de la maladie. Le spécialiste mesure alors la pression dans l’œil et surveille l’apparition d’une éventuelle anomalie du champ visuel. A défaut, troubles de la vision et douleurs au niveau du globe doivent inciter à consulter.

Certaines personnes présentent des risques plus élevés : les sujets atteints de myopie, de diabète, d’hypertension ou d’hypotension sont plus exposés, le tabac étant également un facteur de risque avéré. Par ailleurs, les spécialistes ont constaté depuis longtemps que cette pathologie est plus souvent détectée quand un parent a déjà présenté un cas de glaucome, ce qui en fait une maladie en partie héréditaire.

Dès que des examens complémentaires ont confirmé la présence d’un glaucome, l’ophtalmologiste peut initier un traitement.

Traiter le glaucome et apprendre à vivre avec

Si le glaucome est incurable et ne peut disparaître, différents traitements permettent toutefois de stopper son évolution.

C’est pourquoi il est primordial de dépister le glaucome à temps et de distinguer si l’on souffre de la forme la plus répandue, le glaucome chronique à angle ouvert (il représente 90 % des cas, lorsque le filtre d’évacuation de l’humeur se « ferme » très progressivement et lentement), ou d’un glaucome provoqué par un choc ou plus rare encore, d’un glaucome aigu à angle fermé (anomalie anatomique).

Le traitement de base se pratique par voie médicamenteuse : on instille des gouttes de collyre pour diminuer la production d’humeur aqueuse et donc réduire la pression intra-oculaire. Il s’agit d’un traitement à vie, complété parfois par la prescription de médicaments à ingérer.

La chirurgie au laser et la chirurgie traditionnelle complètent éventuellement la prise de collyre : elles ont vocation à faciliter l’évacuation de l’humeur aqueuse, en créant s’il le faut une seconde voie, mais ne peuvent de toute façon que stopper l’évolution de la maladie. Les dommages causés au nerf optique sont en effet irréparables.

 

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