Donner un rein : oui, mais dans quelles conditions ?

Donner un rein : oui, mais dans quelles conditions ?

Avec plus de 8 000 transplantations rénales par an en France, la greffe du rein est la transplantation la plus fréquente. Elle est réalisée chez les personnes en insuffisance rénale terminale, des patients soumis à des séances obligatoires de dialyse.

Mais, qui peut donner un rein ? Est-ce une opération douloureuse ? Quelles sont les étapes à franchir avant de donner un rein ? Le blog Maintien à domicile vous dit tout…

La transplantation rénale peut être réalisée à partir d’un donneur en état de mort cérébrale ou bien d’un donneur vivant ayant un lien familial ou effectif avéré avec le patient. Le don de rein par un donneur vivant est largement préconisé notamment en raison du taux de survie du rein greffé. 

Qui peut donner un rein ?

Le Code de Santé Public encadre les conditions de don d’organes par un donneur vivant. Ainsi, le don de rein peut être réalisé lorsque le donneur est majeur, membre de la famille du receveur (conjoint, parent, enfant, frère ou sœur, grand parent, etc.) ou bien un proche du receveur depuis au moins deux ans. Les dons de rein dits croisés sont également possibles.

Dans tous les cas, le donneur doit être volontaire, libre de son choix, sans aucune pression psychologique ou financière.

Le candidat au don de rein doit également être en bonne santé et remplir des conditions médicales particulièrement strictes. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Quelles sont les étapes pour le donneur ?

  • Informations : le donneur et le corps médical se rencontrent afin d’évoquer ensemble le déroulement de l’intervention, les enjeux et les risques. L’échange est transparent et doit permettre au donneur de prendre sa décision en toute connaissance de cause.
  • Examens et bilan médical : l’objectif est de vérifier la compatibilité avec le receveur. Le donneur subit une batterie d’examens médicaux visant à dresser un bilan puis à évaluer les risques pour anticiper les gestes opératoires avant, pendant et après l’opération.
  • Consentement : le donneur confirme son consentement et présente sa décision devant le tribunal de grande instance. En parallèle, un comité de médecins et psychologues valident la candidature du donneur et s’assurent de la parfaite liberté de décision de celui-ci.
  • Intervention chirurgicale : l’opération peut se dérouler par chirurgie ouverte ou bien par assistance vidéo.
  • Suivi après opération : le donneur est généralement hospitalisé de 3 à 10 jours selon son état de santé. Au bout d’1 à 2 mois après l’intervention, le donneur est autorisé à reprendre le cours normal de sa vie. Il devra néanmoins se soumettre à un contrôle régulier de la pression artérielle ou encore de la fonction rénale et réaliser une échographie rénale tous les deux ans.

A terme, le don de rein n’impacte pas la santé physique ni la qualité de vie du donneur. Bien que le risque zéro n’existe pas, les complications post-opératoires liées au prélèvement d’un rein restent limitées et transitoires. Pour en savoir plus, prenez rendez-vous avec un néphrologue, spécialiste en maladies rénales.

 

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