Mieux vivre avec la maladie de Parkinson

Mieux vivre avec la maladie de Parkinson

En France près de 150 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson, un chiffre qui pourrait doubler d’ici 15 ans selon l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. La maladie de Parkinson atteint très rarement les personnes âgées de moins de 45 ans et c’est à l’âge de 70 ans qu’un pic de fréquence est constaté. Ralentissement des mouvements, rigidité musculaire, ou encore tremblements, cette maladie entraine des symptômes qui se transforment parfois en un réel handicap au quotidien. Sachez qu’il existe cependant des gestes simples pouvant faciliter la vie de tous les jours aux parkinsoniens : activités physiques, exercices. Voici nos explications et nos conseils ! 

Comment définir la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative provoquée par la disparition progressive de neurones situés à la base du cerveau. Ces neurones sont ceux qui libèrent la dopamine, substance indispensable dans le contrôle des mouvements du corps. Lorsqu’ils disparaissent, les mouvements deviennent plus rigides, moins précis, et parfois difficilement contrôlables. Les gestes du quotidien deviennent alors plus difficiles à effectuer : porter une cuillère à sa bouche, écrire une lettre…

Les causes de la maladie de Parkinson sont encore malheureusement mal connues. Les scientifiques ont cependant déterminé deux facteurs qu’il serait important de prendre en compte : les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux. Néanmoins, le facteur génétique aurait surtout un rôle pour ceux qui développent la maladie lorsqu’ils sont jeunes. Concernant les facteurs environnementaux, l’exposition aux métaux lourds, aux pesticides, insecticides, herbicides pourraient accentuer les risques d’être atteint de la maladie de Parkinson. Certains médicaments de psychiatrie et les chocs à la tête sont également des pistes étudiées pour leur éventuel implication dans le développement de la maladie. Il est possible d’agir sur cette deuxième catégorie de facteurs en favorisant un environnement sain. Cela se caractérise par une alimentation et un air sain ainsi qu’une protection vis-à-vis des risques professionnels.

Quels sont les symptômes ?

Il est important de savoir que contrairement à ce que l’on pourrait penser, le tremblement n’est pas l’unique symptôme de la maladie de Parkinson : 25% des malades atteints de cette affection n’ont pas de tremblements. Voici les symptômes les plus fréquents :

  • La lenteur : également appelée l’akinésie, elle se traduit par une grande lenteur des mouvements. Elle peut également se manifester par une perte des automatismes et des mimiques : expression du visage figée, bouche entrouverte, perte du ballant des bras…
  • La rigidité musculaire : elle se manifeste généralement par de fortes douleurs musculaires ainsi qu’une sensation de raideur inhabituelle. Cette rigidité est le plus souvent ressentie sur les articulations et le long de la colonne vertébrale.
  • Le tremblement : lorsqu’il est ressenti au repos et dans les extrémités du corps, il peut être l’un des symptômes de la maladie de Parkinson. Il ne faut cependant pas associer systématiquement le tremblement à cette affection puisqu’il n’est, dans la plupart des cas, qu’une conséquence liée au vieillissement.

Mieux vivre sa maladie au quotidien

Les symptômes liés à la maladie de Parkinson peuvent devenir réellement handicapants au quotidien. Voici quelques conseils pour améliorer votre qualité de vie et atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson !

  • Conserver ses capacités grâce à l’exercice physique : Il est important d’entretenir ses fonctions motrices, sans pour autant prendre de risque, ni se fatiguer démesurément. Des petits exercices de marche ou encore d’assouplissement peuvent vous aider à conserver votre autonomie et à atténuer les symptômes de la maladie. Parlez-en à votre médecin traitant ou votre kinésithérapeute, il pourra certainement vous indiquer les exercices à effectuer, et ceux à éviter.

 

  • Une alimentation saine pour lutter contre certains symptômes : il semblerait que chez certains patients, diminuer les protéines du repas de midi rendrait les traitements plus efficaces. Il est également important d’adapter son alimentation aux évolutions de la maladie. Prenons pour exemple la constipation qui est l’une des conséquences de la maladie de Parkinson. Vous pouvez prévenir ce symptôme en appliquant des astuces simples mais efficaces : absorption d’huile d’olive ou de psyllium [1], cubes de fruits et de fibres, eau d’Hépar ou encore au jus de pruneau glacé à prendre à jeun.

 

  • Adapter les gestes du quotidien à sa maladie : cela nécessite de faire preuve au quotidien d’imagination et d’ingéniosité : pour l’habillement par exemple, optez pour des fermetures faciles (scratch, gros boutons, velcro…) et pour des chaussures sans lacet. Privilégiez les rasoirs électriques aux rasoirs à lames, préférez les verres en plastiques aux verres en verre…

Bien que ces petits changements puissent rendre votre quotidien plus simple, ils ne peuvent en revanche faire office de traitement. N’hésitez pas à consulter votre médecin pour de plus amples informations et pour savoir ce qui est recommandé en fonction de votre situation personnelle.

[1] Le psyllium est une plante aux nombreuses propriétés. En effet, elle permet de donner de la consistance aux selles, de faciliter le transit ou encore de donner une sensation de satiété.

 

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