Le don d’organes : les nouvelles règles depuis janvier 2017

Le don d'organes : ce qui change en 2017

En France, de nombreuses personnes ne peuvent être soignées en raison du faible nombre de donneurs d’organes. Pour clarifier et simplifier cette situation, un amendement de la loi Santé impose maintenant de s’inscrire sur un registre si l’on ne souhaite pas être donneur. Pourquoi le don d’organes est si important ? Qu’est-ce qui change en 2017 ? Comment faire savoir que vous n’êtes pas donneur ? Le blog Maintien à domicile répond à vos interrogations et vous informe sur les nouveautés.

 Le don d’organes pour sauver des vies

Nombre de Français sont encore réticents lorsqu’il s’agit de donner leurs organes, c’est également le cas des proches lorsqu’ils sont consultés. En effet, en 2015, 32,5% de familles consultées ont refusé que les organes de leur proche décédé soient prélevés. Toujours en 2015, 21 000 personnes étaient placées sur des listes d’attente. 5 700 greffes ont été effectuées. Or, en raison du manque de dons d’organes, 553 patients n’ont pas survécu.

Dons d’organes : que dit la loi ?

Selon la loi Cavaillet du 22 décembre 1976, si une personne n’a pas, de son vivant, fait connaître sa volonté de ne pas donner ses organes, ces derniers peuvent être prélevés à des fins thérapeutiques ou scientifiques. Malgré cela, les médecins ont pour habitude de consulter les familles, or, comme évoqués précédemment, les refus sont nombreux. Impossible pour autant de savoir si le défunt avait réellement évoqué cette situation ou si le don d’organes est un acte refusé de manière arbitraire par les familles.

Ce qui change en 2017

Un amendement de la loi Santé change la donne depuis le 1er janvier 2017 afin de multiplier le nombre de donneurs potentiels. En effet, à présent, les familles ne sont plus consultées. Aussi, dorénavant, on considère que toute personne est donneuse par défaut. Si l’on ne souhaite pas donner ses organes suite à son décès, il est obligatoire de s’inscrire sur le registre national des refus. Pour cela, deux solutions : soit on adresse un courrier à l’agence de biomédecine, soit on se rend directement sur le site du registre national des refus en cliquant ici. C’est donc l’ inscription sur ce registre qui fait foi. De ce fait, au moment du décès, si des organes peuvent être prélevés pour sauver des vies, c’est ce registre des refus qui sera consulté. Si la personnes décédée n’est pas inscrite, alors il sera considéré qu’elle accepte de faire un don d’organes.

 

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